le dernier jour d'un condamne

Biographie de l'auteur

La vie de l'auteur :

Victor Hugo est né à Besançon en 1802 . Il a connu une enfance difficile à cause des disputes de ses deux parents . En 1809 , la famille s'installe à Paris et les parents se séparent . Hugo fait alors des études de mathématiques et de droit . En 1819 , il s'éprend d'Adèle Fouchet et l'épouse en 1822. Son frère Eugène devient fou . Hugo fréquente les milieux littéraires et se fait connaitre en publiant des poèmes . En 1833 , il fait une liaison avec la comédienne Juliette Drouet et devient le chef de fil des poètes romantiques . En 1841 , il entre à l'Académie française mais certains drames vont accabler sa vie comme la noyade de sa fille Léopoldsburg avec son mari à Villequier en 1843 et la liaison de sa femme avec Sainte-Beuve . Il se fait nommer député en 1845. A cause de ses positions, Hugo se fait exilé à Bruxelles puis à Jersey et enfin à Guernesey . En 1870 il est accueilli à Paris comme un héros national . Hugo meurt en 1885 en laissant derrière lui une oeuvre prolifique .

Ses oeuvres :

+Han d'Islande (1823)                     +Les châtiments (1853)

+Cromwell (1827)                            +Les contemplations (1856)

+Les orientales (1829)                      +La légende des siècles (1859)

+Le dernier jour d'un condamné (1829)       +Les Misérables (1862)

+Hernani (1830)                              +Les travailleurs de la mer (1866)

+Notre-dame de Paris (1831)           +L'homme qui rit (1869)

+Lucrèce Borgia (1833)                   +L'Année terrible (1872)

+Ruy blas (1838)                             +L'art d'être grand-père (1877)

Auteur :
Victor Hugo

Titre et date de publication:
Le dernier jour d'un condamne , publié en 1829.

Composition:

Le livre comporte trois parties : Bicêtre, la Conciergerie et la Mairie.
Bicêtre : le procès, le ferrage des forçats et la chanson ;
La Conciergerie : le voyage vers Paris, la rencontre avec la friauche et la rencontre avec le geôlier qui lui demande les numéros pour jouer à la loterie ;
L’Hôtel de Ville : le voyage dans Paris, la toilette du condamné et le voyage vers la Place de Grève : l’échafaud.

Cadre:

Lieux :
Les grandes prisons de Paris : Bicêtre, la Conciergerie et l’Hôtel de Ville.

Durée :
Cinq semaines, à partir du moment où le protagoniste est condamné à mort jusqu’au moment où il monte sur l’échafaud.

Thèmes

La peine de mort / La peur / la haine / la religion / la violence contre les prisonniers / l’injustice / la justice

Énonciation, focalisation

Le narrateur est le personnage : utilisation de la première personne.
Le narrateur # l’auteur.
Focalisation interne : accès au point de vue du narrateur et à sa vision des choses et du monde..
 

L'étude du titre :

Depuis 1832, Victor Hugo mène un combat contre la peine de mort. Après l'apparition de " Le dernier jour d'un condamné'", Hugo ne cesse de répéter que son livre est un << plaidoyer, direct ou indirect, pour l'abolition de la peine de mort >>. La peine de mort n'a été supprimée qu'en 1981.Le thème de ce livre reste d'actualité parce que le châtiment suprême est pratiqué dans plusieurs pays du globe. Ainsi le combat n'est pas encore terminé.     

Notes sur le genre :

Le roman à thèse est une œuvre d'abord littéraire mais à travers laquelle l'auteur défend une thèse qui a une portée universelle. Le roman à thèse est un roman réaliste que selon Susan Ruban << se signale au lecteur comme porteur d'un enseignement, tendant à démontrer la vérité d'une doctrine politique, philosophique, scientifique ou religieuse.>> Le roman à thèse propose des valeurs qui existent indépendamment du texte romanesque et qui lui servent de référence intellectuelle et idéologique. Le roman à thèse impose au lecteur une thèse à laquelle il doit adhérer et des arguments qui justifient la position de l'auteur.

Dans "le dernier jour d'un condamné", Hugo milite contre la peine de mort en montrant les souffrances du condamné qui attend son châtiment.

On peut aussi considérer le dernier jour d'un condamné comme un roman autobiographique ou un journal intime.

Résumé du livre :

Après la proclamation de sa condamnation à mort, le narrateur a été conduit à la prison de bicêtre ou il doit passer six semaines en attendant son pourvoi en cassation et son exécution. Il a été mis dans une cellule humide, sale et lugubre. Traité comme les autres détenus; il bénéficie cependant de quelques faveurs: on lui a donné avec quoi écrire et lui a permis une sortie chaque dimanche dans le préau ou il a côtoyé  les prisonniers et a appris leur argot. Il a décidé alors d'écrire son journal de souffrances relatant les dernières heures avant son exécution.  Dans son cachot, obsédé par l'idée de sa condamnation, le narrateur passe son temps à lire les inscriptions sur les murs de sa cellule. Il se sent coupé du monde, sans passé ni avenir.

Effrayé par le spectacle du départ des forçats pour Toulon, le narrateur voulait s'évader mais il ne le pouvait pas parce que la surveillance était tellement puissante. Il imaginait à l'avance comment serait sa mort et trouve son entourage inhumain et effroyable. On lui a appris par la suite le rejet de son pourvoi en cassation et son transfère à la conciergerie. Désespéré, ignoré de sa fille et se sentant seul au milieu d'une foule déchaînée et avide de sang, le narrateur espère vainement une grâce royale. Il est exécuté à quatre heures de l'après-midi lassant derrière lui un message fort invoquant les décideurs à abolir la peine de mort.   

Les personnages de l’œuvre :

Le narrateur :
C’est le héros de cette histoire. Il est condamné à la peine de mort, à cause d’un crime qu’il a commis. Il est d’une éducation raffiné. Il est jeune et sain ; robuste de corps et d’esprit.

Marie :
Petite fille du narrateur âgée de trois ans. Douce, rose, frêle, elle a de grands yeux noirs et de longs cheveux châtains. Elle ne reconnaît pas son père lorsqu’elle le revoit dans la prison et l’appelle « monsieur »

Les magistrats :
Ils sont grotesques. Le narrateur les décrit de manières caricaturales.

Les gardes-chiourmes :
Des geôliers sans instruction et sans éducation qui rudoient le narrateur et les autres prisonniers.

Les spectateurs :
curieux, assoiffés de sangs et acharnés contre le condamné

La mère du narrateur :
Femme de mauvaise santé âgée de soixante-quatre ans

La femme du narrateur :
Femme de mauvaise santé et d’esprit libre

Le prêtre :
Bon et charitable, c’est un homme qui éprouve pas de compassion pour le narrateur. Il le croit impie. La promiscuité des criminels et le spectacle des exécution l’a rendu placide.

L’huissier :
Un homme insensible qui vient annoncer au condamné le rejet de son pourvoi en cassation. Il ne s’intéresse qu’à son tabac et aux nouvelles politiques sans importance. La mort ne l’émeut pas

Le prisonnier de la Conciergerie :
Un homme de cinquante cinq ans qui a partagé la cellule du narrateur à la Conciergerie , avant d’être transféré à Bicêtre. Il est condamné à la peine capitale qui doit avoir lieu dans six semaines. Il est le fils d’un ancien condamné à mort

Le sous architecte :
Un jeune homme qui est arrivé dans la cellule du condamné, à la Conciergerie afin de prendre les mesures de la Cellule. Il est insensible et sarcastique.

Le nouveau gendarme de la Conciergerie :
C’est un gendarme aux yeux de bœuf, au front déprimé qui remplace l’ancien gendarme bon. C’est un joueur invétéré qui demande au condamné de revenir, après sa mort, lui rendre visite en vue de lui indiquer les numéros gagnants au jeu.

L’espagnole :
Le premier amour du narrateur. Fille à la peau brune, aux cheveux longs et aux yeux grands. Le narrateur l’appelait affectueusement Pepa.

Le bourreau :
Grand, vieux, gras, il la face rouge. Il est habillé d’une redingote. Il porte un chapeau à trois cornes. La foule l’appelle Samson.

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Le schéma narratif :


Situation initiale :
L’auteur ellipse de la situation initiale afin de dramatiser l’histoire, et de mettre en exergue la question centrale du texte, à savoir la contestation de la peine de mort capitale. Mais on peut déduire à travers quelques analepsies (retours en arrière) disséminées à travers le récit cette situation initiale) jusqu’au jour du crime qui a bouleversé sa vie

Élément perturbateur :
Le meurtre commis par le personnage narrateur.

Péripéties :
Le jugement, l’emprisonnement, la condamnation à la peine de mort, recherche pas le condamné d’une issue qui préserve sa vie.

Dénouement :
Il n’y a pas de dénouement

Situation finale :
L’auteur a fait l’ellipse de la situation finale pour inciter le lecteur à réflichir.

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Le schéma actanciel du récit

 

 

 

RÉSUMÉ DU ROMAN : LE DERNIER JOUR D'UN CONDAMNÉ
(Chapitre par chapitre)
  

CHAPITRE1

            Depuis cinq semaines, un jeune prisonnier vit constamment avec l'idée de la mort. Il est doublement enfermé. Physiquement, il est  captif dans une cellule à Bicêtre. Moralement, il est prisonnier d'une seule idée : condamné à mort. Il se trouve dans l'impossibilité de penser à autre chose.

 

CHAPITRE2

De sa cellule, le narrateur se souvient de son procès et de sa condamnation à mort. Il relate les circonstances de son procès et sa réaction au verdict fatal.

 

CHAPITRE3

Le condamné semble accepter ce verdict. Il ne regrette pas trop de choses dan,s cette vie où tous les hommes sont des condamnés en sursis. Peu importe ce qui lui arrive.

 

CHAPITRE4

Le condamné est transféré à Bicêtre. Il décrit brièvement cette hideuse prison.

 

CHAPITRE5

Le narrateur nous parle de son arrivée à la prison. Il a réussi à améliorer ses conditions de prisonnier grâce à sa docilité et  à quelques mots de latin. Il nous parle ensuite de l'argot pratiqué en prison.

 

CHAPITRE6

Dans un monologue intérieur, le prisonnier nous dévoile sa décision de se mettre à écrire. D'abord, pour lui-même pour se distraire et oublier ses angoisses. Ensuite pour ceux qui jugent pour  que leurs mains soient  moins légères quand il s'agit de condamner quelqu'un à mort. C'est sa contribution à  lui pour abolir  la peine capitale.

 

CHAPITRE7

Le narrateur se demande quel intérêt peut-il tirer en sauvant d'autre têtes alors qu'il ne peut sauver la sienne.

 

CHAPITRE8

Le jeune condamné compte le temps qui lui reste à vivre. Six semaines dont il a  déjà passé cinq ou même six. Il ne lui reste presque rien.

 

CHAPITRE9

Notre prisonnier vient de faire son testament. Il pense  aux personnes qu'il laisse derrière lui : sa mère, se femme et sa petite fille. C'est pour cette dernière qu'il s'inquiète le plus

.

CHAPITRE10

Le condamné nous décrit  son cachot qui n'a même pas de fenêtres. Il décrit aussi le long corridor longé par  des cachots réservés aux forçats alors que les trois premiers cabanons sont réservés aux condamné à la peine capitale.

 

CHAPITRE11

            Pour passer sa longue nuit, il se lève pour nous décrire les murs de sa cellule  pleins d'inscriptions, traces laissées par d'autres  prisonniers. L'image de l'échafaud  crayonnée sur le mur le perturbe.

 

CHAPITRE12

            Le prisonnier reprend sa lecture des inscriptions murales. Il  découvre   les noms de  criminels qui ont déjà séjourné dans cette triste cellule.

 

CHAPITRE13

 Le narrateur- personnage  se rappelle d'un événement particulier qui a eu lieu il y a quelques jours dans le cour de la prison : le départ des forçats au bagne de Toulon.  Il nous rapporte cet événement comme un vrai spectacle en trois actes : la visite médicale, le visite des geôliers et le ferrage. Il nous parle du traitement inhumain réservé à ces  condamnés. A la fin du spectacle, il tombe évanoui.

 

CHAPITRE14

Quand il revient à lui,  il se trouve dans l'infirmerie. D'une fenêtre , il peut observer les forçats partir tristement sous la pluie au bagne de Toulon. Il préfère plutôt  la mort que les travaux forcés.

 

CHAPITRE15

            Le prisonnier est dans sa cellule.  Il avait senti un peu de liberté dans l'infirmerie mais voilà qu'il est repris par l'idée de la  mort qu'il pense à s'évader.

 

CHAPITRE16

            Le narrateur se rappelle de ces quelques heures de liberté à l'infirmerie.  Il se souvient de cette jeune fille qu'il a entendu chanter  de sa vois pure, veloutée une chanson en argot.

 

CHAPITRE17

Il pense encore à s'évader. Il s'imagine déjà en dehors de la prison   dans le port pour s'embarquer vers l'Angleterre  mais voilà qu'un gendarme vient demander son passeport : le rêve est brisé

 

CHAPITRE18

            Il est six heures du matin. Le guichetier  entre dans le cachot. Il demande à notre condamné ce qu'il désire à manger.

 

CHAPITRE19

Le directeur de la prison vient en personne voir le condamné. Il se montre doux et gentil. Le jeune comprend que son heure est arrivée.

 

CHAPITRE20

Le narrateur pense à son geôlier, à la prison qu'il  trouve partout  autour de lui,   dans les murs, dans les guichetiers...

 

CHAPITRE21

Le condamné reçoit deux visites. D'abord celle du prêtre et puis celle de l'huissier. Ce dernier vient lui annoncer que le pourvoi est rejeté et que son exécution aura lieu le jour même place de Grève. Il reviendra le chercher dans une heure.

 

CHAPITRE22

Le prisonnier est transféré à la Conciergerie. Il nous conte le voyage et sa discussion avec le prêtre et l'huissier pendant le trajet. Il se montre peu bavard et parait plutôt pensif. A huit heures trente, la carriole est déjà devant  la Cour.

 

CHAPITRE23

L'huissier remet le condamné aux mains du directeur. Dans un cabinet voisin, il  fait une rencontre curieuse  avec un   le condamné à mort qui  séjournera dans la même cellule à Bicêtre. Ce dernier, fils d'un ancien condamné à mort lui raconte son histoire et s'empare de sa redingote .

 

 

CHAPITRE24

Le narrateur est enragé parce que l'autre condamné lui a pris sa redingote.

 

CHAPITRE25

Le condamné est transféré dans une autre cellule. On lui rapporte, sur sa demande une chaise, une table, ce qu'il faut pour écrire et un lit.

 

CHAPITRE26

Il est dix heures. Le condamné plaint sa petite fille qui restera sans père. Elle sera peut être repoussée, haie à cause de lui.

 

CHAPITRE27

Le  narrateur se demande comment on pouvait mourir sur l'échafaud.

 

CHAPITRE28

Il se rappelle  avoir déjà vu une fois monter une guillotine  sur la place de Grève.

 

CHAPITRE29

Le  jeune détenu pense  à cette grâce qui ne vient toujours pas. Il  estime maintenant que les galères seraient meilleure solution en attendant qu'un jour la grâce arrive.

 

CHAPITRE30

Le prêtre revient voir le condamné. Celui-ci est loin  d'apprécier sa présence. Ce prêtre parle machinalement et semble peu touché  par la souffrance du  prisonnier. Ensuite, et bien que la table soit délicate et bien garnie, il ne peut manger.

 

CHAPITRE31

Le narrateur est surpris de voir un monsieur   prendre les mesures de la cellule. Ironie du sort : la prison  va être rénovée dans six mois.

 

CHAPITRE32

            Un autre gendarme vient prendre la relève. Il est un peu brusque. Il demande   au prisonnier   de venir chez lui après son exécution pour lui révéler les trois bon numéros gagnants  à la loterie . Le condamné veut profiter de cette  demande bizarre : il lui propose de  changer ses vêtements avec lui. Le gendarme refuse ; il a compris que le prisonnier veut s'évader.

 

CHAPITRE33

Pour oublier son présent,  le narrateur  passe en revue ses souvenirs d'enfance et de jeunesse.Il s'arrête longuement sur  le souvenir de Pepa, cette jeune andalouse dont il était amoureux et avec qui il a passé une belle soirée d'été.

 

CHAPITRE34

Au milieu de ses souvenirs de jeunesse, le condamné pense à son crime. Entre son passé et son présent, il y a une rivière de sang : le sang de l'autre ( sa victime) et le sien( le coupable)

 

CHAPITRE35

Le narrateur pense à toutes ces personnes qui continuent toujours à mener leur vie le plus normalement au monde.

 

CHAPITRE36

Il se rappelle ensuite du jour où il est allé voir la grande cloche (le bourdon) de Notre-Dame (cathédrale à Paris)

 

CHAPITRE37

Le  narrateur décrit brièvement l'hôtel de ville.

 

CHAPITRE38

Il est une heure le quart. Le condamné éprouve une violente douleur. Il a mal partout. Il lui reste deux heures quarante cinq à vivre.

 

CHAPITRE39

            On dit que sous la guillotine, on ne souffre pas, que cela passe vite. Le narrateur se demande comment on peut savoir une  telle chose puisque aucun condamné déjà exécuté ne peut l'affirmer.

 

CHAPITRE40

            Le jeune détenu pense au roi. C'est de lui que viendrait la grâce tant attendue. Sa vie dépend d'une signature. Il espère toujours.

 

CHAPITRE41

Le condamné se met dans la tête l'idée qu'il va bientôt mourir.  Il  demande un prêtre pour  se confesser, un crucifix à baiser

 

CHAPITRE42

            Il se laisse dormir un moment. C'est son dernier sommeil. Il fait un cauchemar  et se réveille frémissant, baigné  d'une sueur froide.

 

CHAPITRE43

 La petite Marie vient rendre visite à son père. Ce dernier est choqué devant la fraîche et la belle petite fille qui ne le reconnaît pas. Elle croit que son père est mort. Le jeune  condamné perd tout espoir.

 

CHAPITRE44

Le détenu a une heure devant lui pour s'habituer à la mort. La visite de sa fille l'a poussé dans le désespoir.

 

CHAPITRE45

Il pense au peuple qui viendra assister au « spectacle » de  son exécution. Il se dit que parmi ce public enthousiaste,  il y a  des têtes qui le suivront , sans le savoir, dans sa fatale destination.

 

CHAPITRE46

            La petite Marie vient de partir. Le père se demande s'il a le temps de lui écrire quelques pages. Il  cherche à se justifiez devant les yeux de sa fille.

 

CHAPITRE47

 Ce chapitre comporte une note de l'éditeur ; les feuillets qui se rattachent à celui-ci sont perdus  ou peut être que le condamné n'a pas eu le temps de les écrire

 

CHAPITRE48

Le condamné est dans une chambre de l'hôtel de ville. A trois heures, on vient l'avertir qu'il était temps. Le bourreau et ses deux valets,  lui coupent les cheveux et le collet avant de lier ses mains. Le convoi  se dirige ensuite vers  la place de Grève devant une foule de curieux qui attendent l'exécution.

 

CHAPITRE49

Le condamné demande sa grâce  à cette personne qu'il croyait juge, commissaire ou magistrat. Il demande, par pitié, qu'on lui donne cinq minutes pour attendre la grâce. Mais le juge et le bourreau sortent de la cellule. Il reste seul avec le gendarme. Il espère encore mais voilà qu'on vient le chercher...

 

Le dernier jour d'un condamné en arabe

1- الرواية كاملة على هذا الرابط

http://lettres.ac-rouen.fr/francais/dernier/dernier1.htm

2- تقديم الرواية

Auteur :  Victor Hugo

:Titre et date de publication

Le dernier jour d'un condamne , publié en 1829

يمكن تقسيم القصة باعتبار عنصر المكان.

تتبتدئ الرواية من سجن Bicêtre. المتهم مهووس بفكرة الموت.

يقوم أولا بمقارنة الماضي و الحاضر. الماضي يملؤه الصخب و النشاط و الحرية. الحاضر يعني السجن و القيود.

لا مجال للحديث عن المستقبل، لانه يعني الموت، و لم يبق للموت إلا أيام.

بعدها يتذكر الكاتب أيام المحاكمة الثلاثة، و وقع سماع حكم الاعدام عليه.

فضل المتهم الكتابة، عل كتاباته تؤثر على العالم و يتم منع الاعدام. هناك أمل في التغيير، و أمل في العفو.

يتفكر في أهله، فيزيد غيظه. ويسمي تشريد عائلته ب "العدالة".

مما زاد غيظه و غضبه، زيارة بنته التي لم تتعرف عليه.

مع إقتراب موعد الاعدام، يتم نقل المتهم إلى La conciergerie. و منه إلى l'Hôtel de Ville

في إحدى زنازن المحكمة، يتعرف المتهم على شخص كان محكوم عليه بالاعمال الشاقة سابقا: un ancien forçat.

هذا الاخير سيحكي قصته مع الواقع، ليؤكد أن الاجرام لا يأتي من الفرد، بل من المجتمع.

المجتمع يظلم الفقراء، ويحكم مسبقا على الضعفاء.

في الاخير، ينتقل المتهم إلى منصة المحاكمة.

يطلب 5 دقائق لعل العفو يأتي.

بدأ الامل يتضاءل، و بدأغيظه من الجمهور الذي أتى ليشاهد الاعدام.

جمهور متعطش لرؤية الدماء.

يطلب دقيقة أخرى... لكن... دقت الساعة الرابعة.

قطع الرأس.

Composition

Le livre comporte trois parties : Bicêtre, la Conciergerie et la Mairie
Bicêtre :
le procès, le ferrage des forçats et la chanson

La Conciergerie : le voyage vers Paris, la rencontre avec la friauche et la rencontre avec le geôlier qui lui demande les numéros pour jouer à la loterie

L’Hôtel de Ville : le voyage dans Paris, la toilette du condamné et le voyage vers la Place de Grève : l’échafaud

3- تحليل

يحكي الكتاب الايام الاخيرة لشخص محكوم عليه بالاعدام un condamné à mort. لم يعطينا الكاتب Victor Hugo معلومات إضافية عن المتهم، لا نعرف إسمه، و لا نعرف التهمة التي حوكم بسببها.

ما نعرفه هو أنه شاب، متزوج، له أم و بنت صغيرة Marie. لماذا هذا التستر على هوية المتهم؟

هناك أسباب عديدة، أهمها أن الكاتب يريد أن يجعل كتابه عالميا Universaliser son oeuvre   ، لا مرتبطا بإنسان معين، أو بتهمة معينة.

الكتاب لا يحاول الدفاع عن المتهم، بقدر ما يحاول المساهمة في منع عقوبة الاعدام c'est un réquisitoire contre la peine capitale.

يثير النص عاطفة القارئ Ton pathétique من خلال التركيز على معانات العائلة بعد وفاة المتهم. هذا الاخير، سيترك وراءه ثلاث أرامل: أمه، زوجته و آبنته.

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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